JUDO CLUB SAINT MARTIN EN HAUT : site officiel du club de judo de ST MARTIN EN HAUT - clubeo

Le JUDO (suite)

 

Grades ou ceintures

Les grades sont attribués à un pratiquant et permettent d'évaluer son niveau technique, son efficacité en combat, son degré d'ancienneté ainsi que ses qualités morales, ce qui correspond au respect scrupuleux du code moral ainsi qu'un investissement suffisant dans la pratique. Sans un minimum de respect des règles exigées, aucun judoka ne peut prétendre à l'obtention d'un grade.

Ceinture noire.png

Les ceintures de couleurs ont été inventées en Angleterre au milieu des années 1920 puis introduites en France par le professeur Mikinosuke Kawaishi. On trouve dans l'ordre les ceintures Blanche, Jaune, Orange, Verte, Bleue, Violette (seulement si le judoka est trop jeune pour porter la ceinture Marron) la ceinture Violette a été retirèe depuis la mise en place des ceintures bicolores (Blanche-Jaune, Jaune-Orange, Orange-Verte, Verte-Bleue) la ceinture Verte-Bleue a été abandonnèe lors du passage de l'âge requis de 17ans à 15 ans pour l'obtention du1erDan, Marron, la fameuse ceinture noire ainsi que deux ceintures supérieures (une rouge et blanche du6eau8edan, une rouge pour9eet10edan). Symboliquement, il fut donné à Jigoro Kano (fondateur du judo), après sa mort, une ceinture particulière, la ceinture blanche large (couleur des débutants), pour signifier que l'on n'a jamais tout appris (pour12edan, sachant qu'il n'y a pas de 11edan). Il existe aussi des grades alternatifs pour évaluer et récompenser les plus jeunes (blanche-jaune, jaune-orange, orange-verte), on trouve aussi, dans la catégorie éveil-judo, les ceintures blanches à 1 ou 2 "lisérés" horizontaux. Il se peut aussi d'avoir des barrettes à la place d'une ceinture blanche-jaune. On obtient donc une ceinture blanche avec une barrette jaune à coudre, ainsi de suite jusque parfois trois barrettes (en Belgique).

  • Les ceintures de couleurs blanche à marron correspondent à des grades nomméskyu : du9ekyu représenté par la ceinture blanche jusqu'au1erkyu par la ceinture marron.
  • En France, les grades inférieurs à la ceinture noire sont délivrés par un professeur de judo diplômé d'État, le plus souvent suite à un passage de grades organisé par leclub, selon des critères techniques, des résultats ou participations aux diverses compétitions, du comportement de l'élève (lié au code moral du judo) qui porte sur la présence durant la saison, vis-à-vis des ses camarades ...
  • Au-dessus des kyu, les niveaux sont nommésdan(degré) : du1erdan au5edan, la ceinture est noire ; les6e,7eet8edan sont représentés par une ceinture à larges bandes rouges et blanches alternées, les9eet10edan par une ceinture rouge. Après la ceinture rouge, il y a une ceinture qui n'a été obtenue que par Jigorō Kanō, la ceinture blanche large (11eet12edan,12edan que maître Kano n'a obtenu qu'à titre posthume).
    • Les 2eet3edan correspondent au nom japonais de deshi qui signifie disciple.
    • Les 4eet5edan au renshi (maîtrise extérieure)
    • Les 6eet7edan au kyoshi (maîtrise intérieure)
    • Les 8eet9edan au hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées)
    • La 10edan au keijin (trésor vivant).

L'obtention des niveaux à partir de la ceinture noire peut se faire de deux manières :

  • Compétition

Il faut passer trois UV (unités de valeur)

    • un examen de katas devant un jury régional ou national officiel
    • gagner des points lors de combats officiels (44 en un tournoi ou en 1 shiai ou 100 sur plusieurs et 120 pour le troisième et quatrième dan) entre ceintures noires et marrons (pour l'obtention du premier dan)
    • participer à un stage concernant l'organisation et l'arbitrage des compétitions
  • Expression technique

Il faut passer différents UV définis pour chaque grade. Citons pour exemple les UV du1erdan expression technique

    • UV1 Katas
    • UV2 Techniques debout/sol
    • UV3 Exercices d'application judo
    • UV4 Techniques de défenses ju-jitsu

Bien souvent, en parlant de « ceinture jaune » ou de « ceinture noire », on désigne par métonymie non pas la ceinture en elle-même, mais le détenteur du grade associé. Il est donc possible de dire : « Ce judoka est une ceinture noire ».

Grades des ceintures de couleurs (Kyu)[modifier]

Grade 9ekyu 8ekyu 7ekyu 6ekyu 5ekyu 4ekyu 3ekyu 2ekyu 1erkyu
Nom 九級
Ku-kyū
八級
Hachi-kyū
七級
Shichi-kyū
六級
Roku-kyū
五級
Go-kyū
四級
Shi-kyū
三級
San-kyū
二級
Ni-kyū
一級
Ichi-kyū
Couleur blanche blanche-jaune jaune jaune-orange orange orange-verte verte bleue marron
Représentation Ceinture blanche.png Ceinture blanc jaune.png Ceinture jaune.png Ceinture jaune orange.png Ceinture orange.png Ceinture orange verte.png Ceinture verte.png Ceinture bleue.png Ceinture marron.png

 

Cela dit, en France, il a été d'usage d'utiliser la ceinture verte-bleue, ce qui ajoute un kyu. Celle-ci n'est cependant plus valide aux yeux de la fédération. Il existe aussi la ceinture violette, qui se situe entre la bleue et la marron. Elle n'est attribuée que très rarement, lorsqu'un Ceinture bleue est trop jeune pour pouvoir passer l'examen de la marron. La plus grande des ceintures est la ceinture blanche large appelée « ceinture maîtresse » qui n'est attribuée qu'a Jigoro Kano, inventeur du judo.

Grades supérieurs (dan)[modifier]

Grade 1er dan 2e dan 3e dan 4e dan 5e dan 6e dan 7e dan 8e dan 9e dan 10e dan 12e dan6
Rang   Deshi (disciple) Renshi (maîtrise extérieure) Kyoshi (maîtrise intérieure) Hanshi (maîtrises intérieure et extérieure unifiées) Keijin (trésor vivant) Pour Jigorō Kanō
Nom 初段
Sho-dan
二段
Ni-dan
三段
San-dan
四段
Yon-dan
五段
Go-dan
六段
Roku-dan
七段
Shichi-dan
八段
Hachi-dan
九段
Kyū-dan
十段
Jū-dan
Shidan
Couleur Noire Noire Noire Noire Noire Blanche-rouge Blanche-rouge Blanche-rouge Rouge Rouge Large blanche
Représentation Ceinture noire.png Ceinture noire.png Ceinture noire.png Ceinture noire.png Ceinture noire.png Ceinture blanc rouge.png Ceinture blanc rouge.png Ceinture blanc rouge.png Ceinture rouge.png Ceinture rouge.png Ceinture blanche.png

 

Lors d'une compétition[modifier]

Pendant une compétition un tableau est établi par catégorie de poids allant en moyenne de -36 à +100 kilogrammes (les catégories précises dépendent de l'âge et du sexe).

Des tableaux sont constitués en fonction du nombre de participants, soit par poules de sept judokas au maximum soit par élimination directe (moins fréquent).

Des repêchages sont aussi présents pour les judokas éliminés en quarts de finale et demi-finales pour l'attribution des deux troisièmes places.

Arbitrage[modifier]

Les arbitres en judo ont pour mission :

  • d'accorder les avantages ou la victoire aux combattants suite à des techniques partiellement ou totalement réussies ;
  • de maintenir l'intérêt du combat et d'assurer la sécurité des combattants en arrêtant et en faisant reprendre le combat lorsque c'est nécessaire ;
  • d'informer les combattants et la table (et si possible les spectateurs) du déroulement du combat, par exemple lorsqu'il y a début d'immobilisation ;
  • de faire respecter les règles et d'appliquer les sanctions appropriées si nécessaire.

Dans les compétitions officielles, trois arbitres assurent l'arbitrage d'un combat : un arbitre en position debout et qui se déplace avec les combattants, et deux juges qui se trouvent assis aux deux coins opposés de la surface de combat. L'arbitre central prend les décisions en donnant la décision de la majorité. Le rôle des juges de coin est de donner leur avis en cas de désaccord avec la décision de l'arbitre central. Pour cela, ils utilisent les mêmes gestes d'arbitrage que l'arbitre central. Lorsqu'un seul des deux juges de coin donne son avis, il doit ou non modifier sa décision selon que ce soit en accord avec la majorité. Si les deux juges de coin sont d'accord contre l'avis de l'arbitre central, celui-ci doit modifier sa décision. Dans les autres cas, l'arbitre central a toujours la possibilité de revenir sur sa décision, s'il pense s'être trompé. Le juge de coin détermine également si une action est validée ou non selon qu'elle a été exécutée dans ou hors des limites du tapis.

On distingue l'arbitrage du combat dans les phases de 'tachi waza(combat debout) et dene waza(combat au sol), les techniques employées n'étant pas les mêmes. Pour se faire comprendre, l'arbitre utilise des termes d'arbitrage précis souvent accompagnés d'un geste, afin d'être compris de loin dans un environnement bruyant. Voici une liste des termes d'arbitrage employés en compétition et leur signification :

Termes d'arbitrage[modifier]

  • Termes génériques
    • Hajime (les mains le long du corps) commencez
    • Matte (bras tendu vers les commissaires sportifs, paume face à la table) — pause dans le combat
    • Soremade — fin du combat
    • Hiki-wake — égalité
    • Sonomama (en touchant les deux combattants) — ne bougez plus (lorsque l'arbitre veut vérifier quelque chose sans modifier l'issue du combat ou replacer un combattant en immobilisation)
    • Yoshi (en touchant brièvement les deux combattants) — reprenez le combat (après sonomama)
    • Hantei— décision des juges
  • Avantages(tous les points donnés ci-dessous sont attribués lors des compétitions officielles)
    • Kinza — N'est pas "ouvertement comptabilisé" par l'arbitre, mais est gardé en tête par ce dernier jusqu'à la fin du combat, et, en cas d'égalité, permet de désigner un vainqueur. Parfois en cas d'égalité, même si aucun combattant n'a chuté, si l'un des deux combattants a entrepris beaucoup plus d'attaques que l'autre, en prenant beaucoup plus de risque que l'autre, il peut être désigné vainqueur par l'arbitre.
    • Koka — A disparu du judo moderne depuis la saison 2008-2009 pour les minimes, cadets, juniors et seniors (règlement français et international). Il désignait une chute sans qu'aucune épaule ne touche à terre, mais avec suffisamment de vitesse de force et de contrôle. Il est devenu un kinza.
    • Yuko — 5 points (bras tendu sur le côté en dessous de l'horizontale, doigts tendus) — avantage moyen, par projection temps d'immobilisation au sol ou sanction à l'adversaire.
    • Waza-ari — 7 points (bras tendu sur le côté au-dessus de l'horizontale, doigts tendus) — presque la victoire, par projection temps d'immobilisation au sol ou sanction à l'adversaire.
    • Ippon — 10 points (bras tendu au-dessus de la tête, doigts tendus) — victoire acquise (point) par projection dite "parfaite", immobilisation de l'adversaire jusqu'au terme du temps, en cumulatif de l'avantage de points Waza-ari debout ou au sol, par abandon de l'adversaire par soumission, c'est la fin du combat.

 

  • ne-waza
    • Osae-komi — début d'immobilisation
    • Toketa — sortie d'immobilisation
  • Sanctions
    • Shido — le premier avertissement est « gratuit » et oral, anciennement il donnait un Koka
    • chui — 2eavertissement donne un Yuko
    • keikoku — 3eavertissement avant disqualification
    • Hansoku-make — faute grave (disqualification de la compétition ou du combat) ou accumulation de trois fautes légères (disqualification du combat).

Les commissaires sportifs[modifier]

Les commissaires sportifs sont des éléments indispensables à la tenue d'une compétition. Ils sont en charge de la logistique de la manifestation. Les fonctions du commissaire sont :

  • Chronométrer : il doit prendre le temps de combat et suivre les instructions données par l’arbitre.
  • Marquer : il inscrit au tableau de marque les valeurs données par l’arbitre.
  • Tenir la table : il remplit le tableau ou la poule de déroulement des combats et appelle les judokas qui doivent combattre et ceux qui se préparent.
  • Il s’occupe de la pesée et de l’inscription des combattants.
  • Sans oublier le plus important, il se charge de la feuille de poules ou du tableau, c'est-à-dire qu'il se charge de l'ordre et des enchaînements des combats.

Le rituel[modifier]

Avant d'entrer sur le tatami d'une salle de judo, il faut le saluer. De même lorsqu'on le quitte. Dans un cours de judo, le judoka est dans le devoir de saluer son professeur et Kano Jigoro, d'abord agenouillé puis debout, avant que le cours ne commence et lorsqu'il se termine.

Entrée[modifier]

Juste avant le combat proprement dit, les deux combattants effectuent l'entrée sur le tatami et se saluent (c'est le rei). Ils saluent une première fois vers le tapis en montant dessus, puis ils rentrent en passant derrière les juges, pour aller se positionner au centre du tapis, face à face au bord de la zone de combat (la bande rouge dite zone de combat n'existe plus qui était de1 mètrede large) dont les dimensions sont de4 mètrescarrés à10 mètrescarrés, avec aux abords, une distance de sécurité de50 cmpour les panneaux publicitaires, de 1 à4 mètresentre deux zones de combat, de 1 à3 mètresavec les endroits n'étant pas recouvert de tatamis. De là, ils attendent le signal de l'arbitre, qui fera signe en rapprochant ses bras tendus en face de lui. Ils saluent alors une première fois la surface de combat (ce salut n'est plus obligatoire depuis 2004 pour les compétitions, mais il a été maintenu pour les « démonstrations »), puis lorsqu'ils sont à distance de combat, soit environ trois mètres, ils se saluent mutuellement, font un pas en avant, pied gauche d'abord, et attendent le signal de départhajime.

Sortie[modifier]

Lorsque l'arbitre a donné le signal de fin et désigné le vainqueur (en avançant d'un pas, désignant le vainqueur et en levant la main en présentant ce même judoka), les deux combattants sortent en effectuant l'inverse de l'entrée : ils se saluent, peuvent saluer l'arbitre, peuvent se serrer la main, puis reculent hors de la zone de combat et y saluent le tapis à leur sortie.

Avantages[modifier]

Le but dans un combat de judo a toujours été la recherche duippon, soit la victoire directe par une technique efficace. En judo debout, cela se traduit selon quatre critères : chute largement sur le dos avec force, vitesse et contrôle. Cependant, la compétition étant ce qu'elle est, il faut pouvoir juger de l'efficacité d'une technique partiellement réussie, en attribuant des avantages plus ou moins importants selon des critères de réussite, cela afin de pouvoir départager les combattants à l'issue du combat. Ces critères sont la qualité de la projection et la position de réception de l'adversaire en combat debout, et le temps d'immobilisation en combat au sol (un abandon donne la victoire et fait bien souvent suite à une technique d'étranglement ou de clé au coude réussie).

Les avantages à répartir sont le koka (disparu en 2008), le yuko, le waza-ari et le ippon. C'est toujours l'avantage le plus fort qui l'emporte, ce qui veut dire qu'unwaza-ariest plus fort que n'importe quel nombre de yuko. Lorsque le même combattant marque deux waza-ari, il gagne par waza-ari awasete ippon (waza-ari combiné donne ippon). Lorsque l'avantage le plus fort est le même pour les deux combattants, le vainqueur est celui qui en a le plus. Si c'est une égalité, on prend en compte l'avantage inférieur et ainsi de suite jusqu'au plus petit avantage.

L'attribution d'avantages debout ou au sol, demande toujours une part de jugement personnel de l'arbitre, ce qui veut dire que les décisions qu'il prend sont parfois contestables et contestées. Ce problème est en principe résolu grâce à l'aide des arbitres de coin, mais ce n'est malheureusement pas toujours le cas. En pratique, selon les règles officielles (et comme dans la plupart des sports) l'arbitre a toujours raison. Plus précisément, la décision validée par au moins deux des trois arbitres sur le tapis est incontestable. On trouve aussi, au niveau national, la présence de la vidéo, auquel l'arbitre central peut faire appel en cas de doute.

Dans ce cadre, l'autorité de l'arbitre est absolue. Quand bien même l'arbitre aurait "mal vu", et sa décision "fausse" par rapport à ce qui s'est réellement passé, de par le fait qu'il l'ait prononcée, cette décision deviendrait la seule réalité à laquelle les combattants devraient se conformer (il est toutefois possible de s'adresser à la fédération pour exprimer une contestation). Cela fait partie du respect, de la discipline et de l'obéissance que le judo tente d'enseigner. Aussi le judoka doit rester humble, à l'image de Jigoro Kano qui a choisi de porter une ceinture blanche. De la part d'un judoka, contester une décision qu'un arbitre aurait prise à son sujet serait la chose la plus impolie, la plus vulgaire et la plus mal-venue qui soit. L'arbitrage du judo est volontairement subjectif, mais du point de vue du résultat sportif, on peut considérer que statistiquement, les erreurs d'arbitrage s'annulent, et ne valent donc même pas la peine d'être mentionnées. Traditionnellement, à l'issue d'un combat, le judoka n'était pas non plus autorisé à exprimer de la joie ou de la tristesse vis-à-vis de sa défaite ou de sa victoire. L'influence des traditions sportives occidentales, en particulier depuis que le judo est devenu un sport olympique tend à changer tout cela.

Combat debout[modifier]

  • Kinza : cet avantage n'est pas comptabilisé, ni annoncé, mais doit être pris en compte par l'arbitre pour départager les combattants en cas d'égalité. Il correspond à une attaque franche, suivie ou non d'une chute de l'adversaire sur le ventre ou les genoux, ou à un ancien koka. Il est rarement prononcé en compétition.
  • Yuko (résultat) : il est donné quand il manque deux des quatre éléments du ippon. Il correspond à une chute sur le côté (chute latérale) ou bien une chute sur les fesses avec l'impact sur le bas du dos. Si la vitesse de chute est élevée et immédiatement suivie d'un contact du dos au tapis, cela vaut un "waza-ari".
  • waza-ari (il y a technique) : il est donné quand il manque l'un des quatre éléments duippon. Il correspond à un impact sur le dos mais où la force et la vitesse de la projection sont insuffisants. Il peut aussi être donné suite à une chute sur les fesses ou le bas du dos suivie immédiatement d'un contact des épaules au tapis. Mais aussi si le judoka tombe violemment sur une épaule.
  • Ippon (ichi hon, une barre, un point) : il est donné suite à une projection avec impact sur le dos avec force, vitesse et contrôle, et donne la victoire.

Combat au sol[modifier]

Un avantage est donné en combat au sol après une immobilisation de l'adversaire. Pour ce faire, il faut qu'au moins une des deux épaules de l'adversaire touchent le tapis et que le contrôle se fasse, le buste tourné vers le tapis. L'arbitre annonce alors osae-komi en avançant le bras tendu et un pied avancé en direction des combattants, la "table" actionne alors le chronomètre d'immobilisation. On juge que l'adversaire a réussi à sortir de l'immobilisation quand sa sortie est totale : soit il est sur le ventre (les deux épaules tournées vers le tapis), soit il a renversé complètement son adversaire, soit il avorte le contrôle adverse en enveloppant la jambe ou le buste de son adversaire avec ses jambes. L'arbitre dit alorstoketaen agitant latéralement le bras tendu en direction des combattants. On arrête alors le chronomètre et on relève le nombre de secondes qu'il indique. Pendant ce temps, le combat continue jusqu'à ce que l'arbitre donne le signal d'arrêtmatte, quand il n'y a plus de suite technique intéressante. Les avantages sont donnés selon le temps d'immobilisation :

  • Yuko : entre 15 secondes et 19 secondes
  • Waza-ari : entre 20 secondes et 24 secondes
  • Ippon : 25 secondes

La victoire (parippon) est donnée suite à un abandon de l'adversaire ou au jugement de l'arbitre afin de préserver l'intégrité physique du combattant qui se refuserait à abandonner. En combat au sol, ce type de finalisation est très fréquemment provoqué par un étranglement ou une clé au coude (la seule autorisée en judo). Pour se faire, dans le cadre le plus simple, le combattant frappe trois brèves fois sur son adversaire ou sur le tapis avec la main, le pied si ses mains sont indisponibles mais, frapper une fois ou crier peut pousser l'arbitre à mettre fin au combat. Les étranglements et les clés de bras sont autorisés dans la limite des techniques du judo et sont interdits en catégories U9, U11 et U13. (moins de 9 ans, moins de 11 ans et moins de 13 ans).

Sanctions[modifier]

Ancien système

Différentes pénalités s'accumulaient :

  • la première, shido, donnait un avantage "sans valeur" à l'adversaire
  • la suivante, chui, donnait un yuko à l'adversaire en éliminant le shido précédent ;
  • la troisième pénalité, keikoku, donnait unwaza-arià l'adversaire.
  • la quatrième pénalité, hansoku-make, donnait la victoire à l'adversaire.

Si lehansoku-makeest dû à une faute grave qui y donne lieu immédiatement sans passer par les autres pénalités, il est éliminatoire de la compétition.

Système actuel

Les différentes pénalités sont remplacées par desshidoqui s'accumulent.

  • Le premier shido est « gratuit » pour toutes les fautes. C'est juste un avertissement.
  • Le deuxième shido donne un yuko à l'adversaire.
  • Le troisième shido donne un waza-ari à l'adversaire.
  • Le quatrièmeshidovaut une victoire de l'adversaire par ippon, entraîne l'élimination du fautif par hansoku-make et l'on est disqualifié pour le combat.

Pour les éliminations directes, jusqu'à 2005, la règle était la suivante : si un hansoku-make est donné, il est éliminatoire non seulement du combat, mais aussi de la compétition. Depuis 2005, on distingue deux cas : les fautes graves volontaires, éliminatoires de la compétition, et les fautes graves involontaires, qui n'excluent que du combat.

Fautes sanctionnées

Les trois premières pénalités sont données principalement pour des fautes de type : non combativité (passivité), refus du combat (fuite ou sortie volontaire de la zone de combat), attitude excessivement défensive (bras tendus, buste complètement plié vers l'avant, saisie du judogi particulière non suivie d'une attaque), fausse attaque (et non pas une tentative avortée qui fait partie du combat), gestes interdits (doigts à l'intérieur de la manche, revers ou membre sur le visage de l'adversaire, prise "pistolet"(tenir le bout de la manche en le chiffonnant)…).

Les hansoku-make sont donc donnés soit par accumulation de 4 shido, ce qui peut signifier la non prise en compte de l'arbitre, des remarques faites à celui-ci, après une action mettant en danger l'adversaire ou soi-même, après des gestes ou un comportement contraire aux valeurs morales de l'esprit du judo. Les gestes dangereux sont nombreux mais faciles à éviter si le pratiquant recherche l'efficacité avant tout. Sont considérées comme dangereuses les actions suivantes : faire un ciseau de jambes autour du tronc, du cou ou de la tête seul de l'adversaire... Depuis 2010, en position debout, saisir le pantalon à une main ou deux mains pour bloquer ou pour attaquer est sanctionné parhansoku-make(disqualification). La saisie du pantalon en enchainement ou en contre prise est autorisée, mais interdite en attaque directe. En particulier, une attaque directe en Kata-Guruma est interdite, bien que cette prise soit un mouvement du Gokyo.

Organisation d'une compétition de judo[modifier]

La compétition est organisée, pour chaque catégorie, sous la forme d'un tournoi à élimination directe.

  • Le vainqueur et le finaliste reçoivent respectivement la médaille d'or et la médaille d'argent.
  • Pour l'attribution de la médaille de bronze, le système est un peu plus compliqué : contrairement à une croyance assez répandue, les perdant des demi-finales ne s'affrontent pas dans un match pour la troisième place. En fait, il y a deux médailles de bronze attribuées aux vainqueurs des deux matchs opposant chacun le perdant d'une demi-finale au vainqueur d'une finale de repêchage7.
  • Le tournoi de repêchage (à élimination directe) a lieu entre les quart de finale et les demi-finales (appelées généralement finale de tableau) : il oppose l'ensemble des judokas éliminés précédemment par l'un des demi-finalistes. Les quart de finalistes sont donc automatiquement reversés dans le tournoi de repêchage mais les autres concurrents sont tributaires du parcours de leur vainqueur. Chaque concurrent intègre le tournoi de repêchage en fonction du stade où il a été éliminé du tournoi principal : le quart de finaliste entre ainsi à l'avant dernier tour.
  • Dans chaque match pour la troisième place, les deux combattants comptent une seule défaite.

Sport-étude[modifier]

Le sport-études destiné aux jeunes judokas français (à partir de 12 ans) se divise en quatre catégories :

  • l'Institut national des sports et de l'éducation physique (INSEP);
  • les pôles France : INEF (Institut national des espoirs français), 4 pôles mixtes Bordeaux, Marseille, Orléans, Strasbourg.
  • les pôles Espoir : 25 en France métropolitaine et 1 outre-mer (à peu près un pour chaque régions)
  • les classes étude ou classes départementales de judo (environ 35 en France). Elles so

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